Je ne sais pas pourquoi d'ailleur...
Comme chaque matin, je pris mon petit déjeuner et ma douche.
Je m'habillais avec les vetements que j'avais sélectionnés la veille. Mon père vint prendre ma valise et mon sac
et les mis dans la voiture. Je regardais encore une fois ma chambre. Elle allait me manquer. Je remarquais au
dernier moment la photo que Lola et moi avions faite quelques mois plus tot. Sur celle si nous avions toutes
les deux un grand sourire. Elle allait tellement me manquer... Je m'approchais du cadre argenté posé sur ma
commode et le prit. Ma mère m'appela. On devait partir. Je sortis rapidement de ma chambre non sans
regarder ma chambre une dernière fois.
Je descendis les ecaliers à toute vitesse manquant en plusieurs fois de tomber. La voiture m'attendais, déjà
sur la chaussée. Mon père se tenait du coté de ma portière. J'eus un pincement de coeur quand je pensais que
je laissais là, tout seul. Je l'étreignis encore une fois, comme je l'avais fait une bonne centaine de fois depuis
mon réveil. Je ne pus retenir une larme. Il m'ouvris la portière et je m'assis maladroitement sur le siège avant.
Il m'adressa un dernier signe de main, et repartis dans la maison en trainant le pas. Au moment où il ferma la
porte d'entrée, ma mère démarra et, jettant un dernier coup d'oeil à cette maison, la mienne, je fermais les yeux
pour tenter de retenir mes larmes en serrant fermement le petit cadre argenté dans mes mains devenues
moites.
Elipse
Une trentaine de minutes après, nous étions à la gare. Ma mère sortit les valises du coffre et je pris celle qui
m'appatenait ainsi que mon sac. Il régnait un bruit assourdissant dans la gare. Je cherchais des yeux notre
train, immitée par ma mère. 5H59. Notre train partais dans quelques minutes. Ma mère me tira brutalement
vers la gauche en me criant de la suivre. Je la suivis. Nous entrâmes rapidement dans le train puis une
hotesse nous demanda nos billets. J'immitais ma mère et le lui tendis. Puis nous nous dirigeâmes vers nos
places. La mienne était à coté de la " fenêtre. "
Elle se trouvait sur l'allée opposée à la mienne. J'étais encore fatiguée et je descidais de me laisser aller. Je
sombrais à nouveau.
Jane = Réveilles-toi Lili, nous sommes presques arrivées.
J'ouvris les yeux,le soleil n'était pas au rendez vous. Je regardais autour de moi toujours dans les vappes. Ma
mère bavardait avec un homme qui avait la trentaine, blond. Je baillais, puis regardais dehors. Les arbres
défilaient rapidement. C'était ça l'Allemagne ? Je fus sortis de ma contemplation par ma mère qui
m'appelait. Je tournais lentement la tête vers elle. L'homme me dévisageait. Je me sentis quelque peu génée.
Jane = Lili, je voudrais te présenter Marc, c'est un collègue de bureau.
moi = 'lut
Marc = Bonjour, heureux de te rencontrer.
moi = ouai
Ma mère me lança un regard noir. Je n'y prettais pas attention. Je n'avais pas envie de parler. Le train ralentit,
puis une voix résonna dans le train. Elle parla Allemand, Anglais puis Français. Je m'extirpais de mon siège
non sans un léger grognement. J'avais les jambes endolories. Je pris donc ma valise et mon sac puis je me
dirigeais vers la porte qui nous avions empruntés en entrant. La même hotesse s'y tenait. Elle me sourit.
J'essayais de le lui rendre mais cela avait plutot donné naissance à une gimace. Tant pis.
Ma mère me rejoignit, toujours en grande conversation avec Marc. Je soupirais. Enfin le train s'arreta
completement et nous dûmes attendre quelques secondes supplémentaires avant que les portes ne s'ouvrent.
Le vacarme était le même qu'à Paris. Assourdisant. Je suivis ma mère en regardant par terre. Je sentais le
regard de quelques personnes se poser sur moi. Le bruit diminua et l'air frais me frappa au visage. Je levais la
tête et je compris que nous étions à l'extèrieur. Marc appela un taxi pour ma mère et moi. Je mis mes bagages
dans le coffre et m'engoufrais dans le taxi rapidement. Ma mère donna notre direction au chauffeur puis nous
commencâmes à rouler.
moi = Pourquoi ici ?
Jane = Pardon ?
moi = Pourquoi tu as été mutée ici et pas ailleur ?
Jane = Je n'en sais pas plus que toi.
Nous arrivâmes au bout d'une dizaine de minutes en plein centre de Munich. Le chauffeur changeait souvent de
route. Quand le taxi ralentit, je compris que nous étions arrivés. J'observais l'endroit. Notre hotel était grand.
Devant celui d'en face étaient agglutinées une centaine de filles. Je fronçais les sourcils. Les allemandes
étaient vraiment étranges. Je me dirigeais donc vers notre hotel suivie par ma mère. Je me postais dans un
coin du hall pendant que ma mère était allée chercher nos clefs et régler quelques derniers détails à l'accueil.
Elle ne vint pas me voir mais se dirigea directement vers l'ascenceur. Je m'empressais de la suivre. Les portes
se refermèrent. Elle appuya sur le bouton 9. Je ne dis rien. L'ascention se fit dans un silence écrasant. Quand
les portes se rouvrirent, nous débouchâmes sur un long couloir. Ma mère avanca et jettait de temps à autres un
coup d'oeil sur les numéros qui figuraient sur les portes. Enfin, elle s'arrêta brusquement devant une de celles
ci et me tendis la clef, toujours sans un mot. Je la pris et regardais le numéro qui figurait sur son porte clef :
301.
Je m'avançais devant ma porte et enfonçais sans ménagement ma clef dans la serrure. Il y eut un clic. Je
retirais la clef et ouvris la porte dans un grincement. La pièce était plongée dans le noir.
Desolée, chapitre pas très long ; juste le temps de rentrer à l'hotel.
